QUAND LE PASSE EXPLIQUE LE PRESENT ET L’AVENIR…

La Bande Dessinée: un mélange entre l’image et le mot écrit qui valorise les qualités de ces deux formes d’expression pour raconter des histoires dans une manière originale et créative. Un genre dont les meilleures œuvres atteint une grande valeur artistique. Pas seulement pour les enfants. Personnellement, je ne suis pas attiré par les éditions américaines comme celles de Stan Lee, mais quand je suis allé à Bruxelles j’ai visité le musée de la BD et j’ai trouvé ces créations fascinantes et charmantes. Elles m’ont rappelé de l’enfance et m’ont surpris avec leur intelligence et leur humeur.

Du point de vue de l’histoire de l’écriture, je crois qu’on peut considérer la BD comme un méta commentaire sur la relation entre la communication par image et celle par texte. On est bien connu que l’alphabet s’est développé du système hiéroglyphique, donc la combinaison du texte avec l’image est un retour à la tradition ancienne… En fait, pas seulement un retour, mais une juxtaposition entre le vieux et le plus nouveau.

L’image seule a servi à l’homme préhistorique à représenter son monde rudimentaire. Il y a un certain mystère dans ces peintures murales, ça c’est leur beauté. Quand on raconte une histoire plus complexe on a aussi besoin d’un peu de texte pour expliquer les dessins. Les images aussi donnent de la vie au texte. On peut parler d’une symbiose dans ce cas.

Dans le cas de la BD, l’image n’est pas utilisée pour remplacer le mot, comme le système hiéroglyphique, et le mot n’est pas introduit pour remplacer les images. Chaque décrit l’autre. C’est le retour du présent dans le passé et le voyage du passé dans le présent.

Le premier alphabet est né de l’écriture égyptienne. Pratiquement les symboles hiéroglyphiques ont été empruntés par une population cananéenne pour nommer les sons qui composaient leurs mots. On peut dire que cette relation entre les hiéroglyphes et les premières lettres préfigure le rapport entre l’image et le texte dans la BD parce que les phrases que l’auteur ajoute aux dessins y trouvent partiellement leur sens sans s’identifier complétement. Le rapport qui s’établie est cela d’une relation indirecte, comme entre les hiéroglyphes et le premier alphabet. La médiation est réalisée pour la BD par l’imagination du lecteur, qui fait la liaison entre les deux éléments constitutifs et ajoute des autres détails pour donner de la substance à l’histoire.

Une autre parallèle qu’on peut faire entre la BD et les deux systèmes d’écriture est celle concernant le caractère lacunaire de chaque méthode de représentation. Comme dans l’écriture, la BD suppose une manière de communication réduite à quelques éléments essentiels, dans ce cas les quelques images et phrases montrées. Le lecteur doit imaginer le reste, dans la même manière qu’un mot ou un hiéroglyphe contient une multitude de sens possibles.

L’étude de la BD est certainement un domaine fascinant, avec des profondeurs surprenantes. Pas seulement une chose pour les enfants. On peut bien faire des liaisons moins évidentes avec autres arts et sciences et ça relève les complexités de la création de ce medium apparemment ludique!

Source photo: https://www.lavoixdunord.fr


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